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Ce blog s'adresse à tous ceux pour qui la création artistique et la recherche de nouvelles formes de théâtre représentent un réel engagement.

A Court de Forme génère une double synergie : des moyens communs, des réseaux qui se croisent. Artistiquement, la confrontation des univers permet un renouveau et une autre exigence dans le travail.

A Court de Forme, c'est à la fois un laboratoire de recherche et un réel outil au service de la découverte : venez retrouver le travail de 6 metteurs en scène au travers de formes courtes, dans un spectacle unique.

Une expérience hors normes et engagée pour défendre une Autre vision du théâtre contemporain.
Jeudi 16 mars 2006
Participez à l'émergence d'une nouvelle façon de faire du théâtre.

A Court de Forme, c'est 6 metteurs en scène, 25 interprètes, 2 plasticiens et 3 chanteuses qui vous livreront

du 25 avril au 19 mai 2006
du mardi au vendredi à 20h30

leur vision du théâtre à travers 7 formes courtes, des impromptus, des chansons, une exposition...


Rejoignez nous dans la découverte,



à L'étoile du nord
16 rue Georgette Agutte
75018 Paris
Réservations : 01.42.26.47.47

A Court de Forme est un regroupement ponctuel mais régulier d’artistes qui ont une démarche artistique commune. Ces artistes travaillent de manière libre et indépendante à la création d’une forme courte. Aucune règle ne leur est imposée par le collectif, en dehors du temps de plateau. Ils se réunissent pour un moment de vie théâtrale. Leurs univers, leurs routes se croisent le temps d’une création.


Cette expérience a émergé de la difficulté de produire des spectacles et du désir de travailler ensemble, tout en restant indépendant dans le processus de création.


A Court de Forme génère donc une double synergie. Techniquement, les moyens sont mis en commun, les réseaux se croisent, la production est facilitée. Artistiquement, la confrontation des univers permet un renouveau et une autre exigence dans le travail.



Chaque soir, un seul et unique spectacle vous est proposé, composé de plusieurs formes courtes. Une démarche artistique commune aux participants, l’entrelacement des distributions, un même espace scénique, donnent à voir aux spectateurs une représentation plurielle qui trouve sa cohésion dans la différence.


Le spectateur passe d’un univers à l’autre, tissant les liens selon ses propres codes. Cette structure – mais seulement la structure – pourrait s’apparenter à celle du cabaret, dans lequel l’addition des numéros raconte bien autre chose qu’une histoire.




En mai 2005, A Court de Forme présentait cinq formes courtes au studio Albatros de Montreuil. Pour cette saison, A Court de Forme regroupe 6 metteurs en scène, 25 interprètes, 2 plasticiens, 3 chanteuses et présentera 7 formes courtes, des impromptus, des chansons ainsi qu'une exposition.


A Court de Forme est un instantané, un réel état des lieux de notre travail.


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Jeudi 9 mars 2006
Toutes les représentations ont lieu au théâtre de l'étoile du nord


REPRESENTATIONS


    > du 25 avril au 19 mai 2006

Le Mort d’après G.Bataille, m.e.s Cédric Orain

L’espèce humaine d’après R.Antelme, m.e.s Eram Sobhani

No Logo, création de Maxime Pecheteau

La Sainte Famille de Heiner Müller, m.e.s Julien Kosellek


la cinquième forme courte est

    > du 25 avril au 5 mai 2006

Monstres Philosophiques d’après D.Laërce, m.e.s Guillaume Clayssen


    > du 9 au 12 mai 2006

Concerto du fond de ma bouche, création collective dirigée par Julien Kosellek


    > du 16 au 19 mai 2006

Le désir singulier, création de Stéphane Auvray-Nauroy et Selim Clayssen



ATELIERS


    > du mercredi 26 au samedi 29 avril et du mardi 2 au vendredi 5 mai 2006

de 10 heures à 13 heures

autour de Shoah de Lanzmann (atelier dirigé par Eram Sobhani)


    > du mardi 9 au vendredi 12 et du mardi 16 au vendredi 19 mai 2006

de 11 heures à 13 heures

confrontation Antonin Artaud / Harold Pinter (atelier dirigé par Cédric Orain)



HORS REPRESENTATION


cabaret / concert des Bouches Absolues

vendredi 28 avril et vendredi 19 mai 2006 à 19 heures


prise de parole Jean-Michel Rabeux / Eugène Durif 

jeudi 11 mai 2006 à 19 heures


lectures d’Eugène Durif par Eugène Durif

jeudi 18 mai 2006 à 19 heures

 


Par Julien Kosellek - Publié dans : Calendrier
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Mercredi 8 mars 2006

Estrarre / Julien Kosellek


17, rue des Récollets

75010 Paris

06 08 80 83 88

email : julien.kosellek@wanadoo.fr

administratrice (Marie Lefebvre) : adelafr@yahoo.fr


Compagnie Bouche Ouverte / Eram Sobhani


52, rue Devosge

21000 Dijon

06 23 08 37 18

email : boucheouverte05@yahoo.fr

administratrice (Marie Lefebvre) : adelafr@yahoo.fr


adresse courrier à Paris


Eram Sobhani

71 rue Pajol

75018 Pars


La Traversée / Cédric Orain


chez M. Orain

28, rue Ste Anne

78000 Versailles

06 63 87 37 20

email : latraversee2004@hotmail.com

site : www.latraversee.fr

administratrice (Marie Lefebvre) : adelafr@yahoo.fr



La compagnie des Attentifs / Guillaume Clayssen


chez M. Clayssen

30, rue des Trois Bornes

75011 Paris

06 60 81 26 89

email : guillaumeclayssen@free.fr


 


En Chantier / Maxime Pecheteau


chez M.Pecheteau

rue Saint Louis en L’Île

72003 Paris

06 13 01 25 31

email : enchantier@noos.fr

Par Julien Kosellek - Publié dans : Contacts
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Mardi 7 mars 2006

Chaque soir – ou presque – s’ajoute aux cinq formes courtes un impromptu de quelques minutes.

Nous attendons notamment Frédéric Aspisi et Les Bouches Absolues, groupe de chanteuses qui participaient déjà à A Court de Forme la saison dernière.


Par Julien Kosellek - Publié dans : Impromptus
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Lundi 6 mars 2006

mise en scène Eram Sobhani

avec Lise Bellynck, Cédric Orain et Raouf Raïs

compagnie Bouche Ouverte


L’Espèce humaine témoigne d’un fait réel : l'histoire d’un commando de Buchenwald. Robert Antelme a passé un an en camp pour être libéré en 1945. Cette oeuvre est le témoignage de cette vérité. L'acteur sert simplement de support à un texte riche et torturé. Il est sur scène pour lire et transmettre les mots d’un autre.

La scène ne figure pas un lieu imaginaire, en l’occurrence un camp ; elle se dénude pour n'être qu'un espace de lecture et de travail.

 


            Nous ne souhaitons pas aborder ce texte selon les codes traditionnels de jeu et de théâtre principalement pensés pour des œuvres imaginaires. Cela induirait que l’expérience et le vécu qu’évoque Antelme relèvent eux aussi de l’imaginaire. Nous cherchons une forme théâtrale qui remette au premier plan le caractère véridique et historique de ce récit. Cela ne signifie pas une absence de forme ou une absence d’artifices puisque Robert Antelme les pense lui-même nécessaires : « il faut beaucoup d’artifice pour faire passer une parcelle de vérité ».

 


            Le texte est pris en charge par trois acteurs. Ils ne viennent pas sur scène pour incarner un personnage ou pour jouer un rôle mais simplement pour lire un texte. Ils disposent à cette fin d’un certain nombre de matériaux et de contraintes – des photocopies, des sources lumineuses, des accessoires – à partir desquels ils travaillent. L’acteur est là pour transmettre une parole et une pensée qui ne sont pas les siennes. Toute identification nous paraît dangereuse dans le sens où elle réduirait ce texte à une parole que n’importe qui peut assumer et reprendre comme sienne : ce serait nier la spécificité de cette parole qui prend sa source et sa valeur dans l’expérience des camps, dans cette expérience ultime dont on ne peut se revendiquer d’une manière mensongère.

 


            Dans la même optique, nous ne souhaitons pas que la scène représente un lieu imaginaire – en l’occurrence un camp - mais qu’elle soit simplement cet espace en lumière, de tant de mètres carrés, qui fait face aux gradins. Nous repoussons toute mise en scène réaliste et toute représentation des camps. Cette représentation serait toujours insuffisante et mensongère car ce ne sont pas seulement les barbelés et les baraques qui constituent les camps, mais le travail des détenus, la faim qui les oppresse, les poux qui les infestent, etc.

 


            La scénographie se réduit aux seuls besoins techniques des acteurs : des micros, quelques chaises, des pupitres… avec un élément qui ressort d’autant mieux : les pages de texte, cette matière-texte, cette matière-livre qu’on ne cesse d’interroger comme le centre du travail. La seule chose qui témoigne des camps, dans le jeu de l’acteur et dans la mise en scène, ce sont les mots d’Antelme. Ces mots nous laissent-ils indifférents et relatent-ils une expérience dépassée ? Soulèvent-ils en nous des interrogations, nous parlant de choses étrangement familières et dans lesquelles nous nous reconnaissons ?

 

Le principal enjeu de ce travail, c’est ainsi d’interroger cette phrase clé de l’œuvre : « Le comportement [des SS] et notre situation ne sont que le grossissement, la caricature extrême – où personne ne veut, ni ne peut sans doute se reconnaître – de comportements, de situations qui sont dans le monde et qui sont même cet ancien « monde véritable » auquel nous rêvons. »

 

Quand Antelme évoque les relations entre kapos, SS, civils et détenus, quand il évoque les valeurs et les fondements des camps, la puissance des uns et l’asservissement des autres, entend-on des paroles qui nous décrivent et nous concernent ?

 

 

C’est pour poser concrètement cette question que la mise en scène et le jeu de l’acteur ne tentent pas de représenter ce livre mais lui donnent simplement une caisse de résonance : des personnes, des lieux et des vies d’aujourd’hui.

 




 

Par Julien Kosellek - Publié dans : Formes courtes
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